dimanche 6 septembre 2026

Belle Chic & Frites

Personne ne se souvient du bref passage de Kari Kollgang dans l'émission de Stéphane Collaro. Le temps d'un refrain et d'un couplet, le couperet tombe mais la promotion de ce 45 tours publié en 1980 a marqué les esprits chétifs des foyers habitués au TOP 50.

Drôle de symbole, en Belgique, on regarde les Français avec un oeil circonspect, les productions artistiques étant taillées pour convenir à un public branché sur la FM, incapables de dénicher la petite curitosité qui se distingue du tout-venant ingurgité jusqu'à l'indigestion. 

Non pas que  Kari Kollgang ne soit réservé à une élite de connoisseurs, mais l'écurie Belge arrivait à passer au travers des mailles de la chanson Française et de ses fadaises sirupeuses toutes semblables ( le fameux HIT).

C'est l'humour qui faisait cruellement défaut et qui encore est déficitaire dans un pays archaïque, incapable d'auto-dérision. Aux refrains dégoulinants de gimmicks aguicheurs, le Tube répond aux besoins primaires d'un auditoire qui ne voit aucune différence entre musique mainstream et rationalisation d'un produit éphémère prêt à être consommé dans l'immédiat : Couplet/refrain insipide, point final.




Le cas de Kari Kollgang est une parodie de ce qui se fait de pire en France, la bêtise médiatique et le nivellement dans les basses couches du commercial diffusé à grande échelle. Plein Comme Une Andouille est un pur produit Belge, une auto-dérision aussi discutable. La Belgique par ses labels ( notamment Gamm Records) n'en finit plus de chatouiller la curiosité tant les artistes, même les plus débutants, pouvaient graver un 45 tours qui d'avance ne connaitrait qu'un succès local.



Poopeloooooooo !




dimanche 30 août 2026

Disque pédagogique à l'usage des petits et grands

 Dans la série Chansons du savoir-vivre, les déclinaisons musicales s'articulent autour d'une logique qui fait cruellement défauts aujourd'hui. Attention dans la rue est un guide qui préfigure une série de disques certes désuets, mais plutôt bien produits. Le volume 1 proposé ici, inaugure l'idée de rassembler musique et pédagogie. Sorti au Canada, quelques 45 tours sont publiés sur le label PES étoffant les différentes thématiques. Il existe deux LPs réunissant les chansons des huit 45 Tours. 



La naïveté de ces temps d'avant n'est plus. La musique actuelle perd chaque jour de son essence. Les productions musicales se ressemblent toutes, ainsi les oeuvres indépendantes, auto-produites oublient la balance audio où sont séparées les sections rythmiques du reste.Le jeu des panoramiques est quasi inexistant. Longtemps réstée comme la signature des sorciers de studios emblématiques, le panning permettait un balayage sonore particulièrement ingénieux. Technique où l'expérimentation n'en était qu'à ses débuts. Les années 80 ont changé la perception mélodique.


Sur le contenu de ce 45 Tours, les exemples ne manquent pas : mixage, chant et instrumentation. L'époque de l'analogique promettait de nombreuses avancées dans le champ de l'expérimentation. Attention dans la rue est structuré comme une chanson dans laquelle est inséré un message aux parents, comme aux enfants. De nos jours, quel disque aurait cette vocation ?


Bien qu'importé du Canada, cette série de disques reste inédite, attachante et relativement bien inspirée. La Propreté ( alias Petit Jean) en face B captive l'attention. La série de ces 45 tours pédagogiques sont considérés comme cultes. Témoins d'une époque révolue et pourtant spontanée.

mardi 11 août 2026

En route

 L'été est une saison maudite du seul fait que la nature ait à subir les actes épouvantables commis par la main de l'homme, preuve de notre déclin qui s'accélère. Dans un précédent post, la notion de temps était décortiquée afin de comprendre le raisonement de l'Occident empêtré dans ses contradictions. Par des convenances purement narcissiques, les histrions contemporains se targuent d'être les dignes héritiers des maîtres du passé. Avec le respect assoupi d'un public en chute libre dans un cosmos d'auto-suicide, l'idée de subvertir de l'intérieur n'a jamais proliféé. Big Boss est le grand patron, de la sainte route où ils ont trempé dans la suie leurs mains, jusqu'à salir leurs bottes.


Et ça ne plaisante pas, plus balafrés que les Hell's Angels, les Seigneurs de la Route annonce la couleur, sur leurs pétroleuses, ils reniflent l'essence avant de chevaucher leurs bécanes. C'est que le titre rentre en tête pour squatter les oreilles. 



Le disque est passé d'une main à l'autre, au vue des écritures à l'arrière : Tiens écoute ça bohomme !
Du gros Rock qui tâche ! 1977 l'année de parution de ce 45 tours, suivi deux après d'un long format, tout autant rock, non pas heavy metal, ni Hard Rock.
Et ben tiens, la version intrus mental en face BEt comme toujours ici sur ce blog, le son craquant du vinyle non nettoyé !

samedi 4 juillet 2026

Tout va trop vite

L'accélération de notre société donne l'illusion que le temps s'écoule plus rapidement, alors que le concept temporel dans lequel nous sommes enfermés n'est qu'une illusion, le progrès nous pousse toujours plus vers notre propre vanité, celle de disparaitre à la surface d'une planète à l'agonie. La frustration engendre les pires comportements, acculés devant tant de bêtises, combien d'hommes ont oublié que leurs comportements ne produisaientt qu'au final, l'abêtissement visqueux et inévitable qu'Evelyn Waugh décrivait si bien dans son roman Ces Corps Vils. On ne peut que blâmer l'humanité entière qui court à sa perte, torturant animaux, détruisant végétaux et ce que la nature a construit durant plusieurs millénaires.


Si Maryline ose faire remarquer à bien des égards, l'empressement dudit personnage qui a tendance à vouloir tout de suite ce qui ne lui appartiendra jamais, le corps de l'autre, on ne remerciera jamais assez ce curieux 45 tours sorti en 1976. 



De ce joli minois, je m'y noie et perd pied ainsi parla l'homme pour qui la beauté fut un piège dans lequel il tomba, perdition qui le poursuit encore depuis et qui lui sera fatal. Hé tu vas trop vite en face A est plutôt bien produit, arrangements et choeurs monté en mayonnaise. 



De l'autre côté, un titre plus classique, moins accrocheur, ni accroche coeur.  Sur cet air là est très représentatif de la variété Française, malgré le soin apporté par le producteur aldo Martinez.

mercredi 10 juin 2026

Comment se révolutionner ?

 

La constatation la moins répandue et cependant la plus évidente ( réflexion formulée lors de l'égarement fugitif de la raison ) est qu'il reste encore un droit intact et légitime : celui de fermer sa gueule, parce qu'à trop l'ouvrir, on vous oblige à vous taire !

Le ronron officiel se répand comme une flaque d'huile, l'immobilisme conspire sous vos chaussures. Le gouvernement devrait bientôt ordonner aux flics de dévaliser les banques.

Le silence est de rigueur tout comme une tenue correcte exigée avant d'entrer dans le temple de la corruption où copulent le grotesque et l'outrance.

(Nous interrompons momentanément le programme en cours, la critique n'étant autorisée que sur demande particulière, toute analyse est soumise à un comité qui délivre par ordonnances, la publication du texte allégé de ses remontrances jugées factieuses. La controverse n'a plus aucune place dans le nouveau monde aseptisé que nous vous proposons). 


Aimez-vous la musique ?  Pas celle qui passe à la radio, ni à la télévision. Le disque qui vous est proposé échappe aux profanes, car il est passé en dehors des lunettes astronomiques que portent les requins du Show-Biz.



Deux titres et des litres de critiques; En face A : Ah Si t'étais pas Flic ! Digne de Béatrice Arnac. Avec Craquements SIVOUPLAI  et Dédicacé ! Avant de s'assagir un brin.



La drogue te tue fulmine contre les effets destructeurs des drogues. Sorti en 1969, le 45 tours témoigne du déclin d'une décennie longtemps enguirlandée.

Et si vous n'êtes pas contents, tant pis !


dimanche 17 mai 2026

Test Amant

Dans le nouveau monde, tout doit être éphémère et rapporter un max de fric. C'est que le public - dépourvu d'esprit analytique - avale toutes les saloperies que l'industrie musicale lui vend, à grands renforts de promotions adipeuses. C'est bien connu, on vous sert à la petite cuillère, ce qui artistiquement, est promu à une longue carrière, si la recette originale ne fait que se répéter.

Le paresseux consommateur ne prend même plus le temps de titiller sa curiosité, il faut que lui soit servi le disque accrocheur où l'oeil prédomine sur l'oreille, foutez lui un seul titre communément taillé pour devenir un Hit, et la boucle est fermée ! 

On te refourgue le dernier roman de gare, et tu te proclames lettriste, alors que tu n'es rien d'autre qu'un consommateur baisé par les instances culturelles, dirigées par des VRPs dont l'inculture rejoint la tienne, pauvre misérable que tu es ! 
La primauté ne tiendrait qu'à l'esthétisme tape à l'oeil. Zut et putes !
Aujourd'hui est la fin du monde, c'est Soundforce qu'il le psalmodie ! The Fin Du Monde



Cherchant à dissiper la soudaine panique qui s'est diffusée partout, une face B totalement différente, à grands renforts de synthés funky ! Viva La Dolce Vita, et puis quoi encore !




Totalement assumé.

lundi 11 mai 2026

FINI la DEPRIME

L'idée de replacer ce 45 Tours dans le contexte actuel est une invitation à toutes sortes de dérapages et de renoncements. Avant d'effectuer le geste final, suicide commercial s'entend, et afin de décourager la censure de venir poser ses gros pieds sur les plates-bandes de cet espace, un correctif s'avère nécessaire, la fin ne justifiant aucun moyen, même sous la contrainte, l'autopsie sera sans l'ombre d'un doute, celle d'une société à l'agonie tentant de se rassurer au moment où l'impact sera fatal. Mais, fort heureusement, pour retarder les effets, le réconfort nous vient d'un certain Eric Claxon. Nous voilà sauvés !


Depuis son garage, le sieur a bifurqué selon l'inspiration qui lui a été transmise entre deux flashs, via la  guitare savante d'un virtuose Crème de la Cream, en héros solitaire, criant à qui veut l'entendre FINI LA DEPRIME ! Et quel uppercut ! Pan dans les dents ! Un crochet direct dans vos-gueules-d'enterrement !



Le mec revend et revendique la sainte Trilogie Mécano-Dodo-Finito. Le roi du boulot ça ne s'invente pas, même un jour ferié, pan dans la tronche des patrons qui nous pourrissent l'existence ! Et mieux qu'un syndicat, un communiqué de surcroit ! Pas de branlette, hormis la bricolade !


Tout arrive à qui sait attendre l'autre joue ! Une tartine de bonne humeur arrosée d'huile brûlante pour éviter que se refroidisse le moteur. 


Victoire par chaos !




Belle Chic & Frites

Personne ne se souvient du bref passage de Kari Kollgang dans l'émission de Stéphane Collaro. Le temps d'un refrain et d'un cou...